La motion adoptée par les conseils municipaux

La motion adoptée par les conseils municipaux

L’hôpital public français comme le droit à la santé méritent considération !

L’hôpital d’Aubagne est en danger. Comme plus de 200 établissements hospitaliers en France, notre hôpital est menacé.

Le Ministère de la Santé exige de son Conseil d’Administration qu’il gère l’hôpital public comme une entreprise privée. Il impose des restrictions budgétaires avec pour conséquence la suppression de lits en chirurgie, la dégradation des conditions de rémunération et d’emploi du personnel, la remise en cause des projets d’extension du service de réanimation et de création d’un pôle Mère – enfant.

Cette logique de « casse » du service public, c’est tout le sens du plan gouvernemental « Patient, santé, territoires » concocté par le Ministère de la Santé et marqué par une vision essentiellement comptable de l’hôpital public dont la principale finalité devrait être la rentabilité financière.

Ainsi il est recommandé de faire la chasse à tout ce qui n’est pas rentable quitte à privilégier la prise en charge de patients « valorisants financièrement » et à supprimer les services de soins économiquement moins gratifiants.

Ainsi sont annoncés nombre de fermetures d’hôpitaux, de maternité, de centres de santé quitte à remettre en cause le maillage territorial actuel et à créer de véritables déserts sanitaires.

Pas étonnant que 74 % des Français considèrent que notre système de santé se détériore d’année en année. Ils constatent peu à peu la marchandisation de la santé et sa privatisation et la fin du Droit à la santé pour tous.

Pourtant aux yeux des Français l’hôpital public français comme le droit à la santé méritent considération, engagement et soutien. La santé comme l’hôpital public doivent rester des priorités.

Comment peut-on encore refuser le financement de l’hôpital en prétendant que les caisses de l’Etat seraient vides alors que l’on vient  de trouver en quelques heures plusieurs milliards d’euros pour sauver la mise à quelques banques et leurs actionnaires ?

Après la forte mobilisation du 30 juin 2008 qui a vu près de 700 personnes se rassembler à Aubagne pour la défense de l’Hôpital.

Après le refus majoritaire du conseil d’administration d’adopter le plan d’austérité exigé par le Ministère de la Santé.

Nous entendons pour le sauver, faire part de notre soutien et notre engagement à cette mobilisation qui rassemble élus locaux, usagers et salariés de l’hôpital, associations, syndicats et mutuelles.

 

Réuni dans sa séance du ………………, le conseil municipal de ……………………. confirme

  • son refus des restrictions budgétaires décidées par le Ministère qui conduisent à une dégradation de la qualité des soins
  • son oppositions  à toute réduction de moyens de l’Hôpital – fermeture de lits, réduction de personnel – entravant le bon fonctionnement de services essentiels
  • son souhait de voir garantie la mise en œuvre des projets de développement de l’Hôpital, notamment le Pôle Mère Enfant et l’extension de la réanimation.

 

Pour ce faire :

  • nous nous associons avec les communes du Pays d’Aubagne et de l’Etoile et du bassin sanitaire à la création du Comité de Défense de l’Hôpital Edmond-Garcin qui participera à la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux
  • nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour garantir un égal accès aux soins à l’ensemble de la population de l’Est des Bouches-du-Rhône et notamment de notre commune

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L'intervention de Michel Lan lors des Etats généraux de la santé en PACA, le 29 mai 2010

"Permettez-moi au nom du comité « Agir pour l’hôpital d’Aubagne » de remercier les organisateurs des Etats généraux, car la situation nous impose de nous donner les moyens d’échanger l’information, de comprendre pour agir. Les évolutions positives dépendront pour une part de notre capacité à produire de la convergence sur le plan de l’action et des idées, à relever le défi qui consiste à contester le discours néolibéral qui vise à justifier tous les jours le démantèlement du service public, et la casse de notre système de protection sociale.

Entretien avec Patrick Pelloux, Président de l’Association des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France

Changement de gouvernance au sein de l’hôpital, transfert de compétences du public vers le privé, menaces de fermetures... Patrick Pelloux, Président de l’Association des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France, revient sur le plan “Patient, santé, territoires” du Ministre de la Santé, réformant en profondeur l’offre de santé sur le territoire français...

Réalisé par Ecedi et Anatome