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Un santonnier à l’honneur
Robert Maurin est le premier santonnier à recevoir la médaille de la Société Académique des Arts, des Lettres et des Sciences. Lire sa biographie.
Robert Maurin est né le 19 août 1945 à Saint-Marcel (Marseille). Ses parents étaient alors des commerçants Aubagnais et tenaient le bar-tabac "Marius", 23 rue Rastègue.
Sa mère était d’origine italienne et son père, originaire de la Treille, était céramiste de formation. Il avait été associé avec le santonnier Naudin puis reprit, plus tard, l’atelier de Georges Isnard.
À l’inverse de Marcel Pagnol, dont la naissance avait été planifiée hors de la commune d’Aubagne, Robert, fils de commerçants aubagnais, devait bien naître au pied du Garlaban.
Or, durant le dernier mois de sa grossesse, sa mère dut rendre visite à une de ses tantes, malade, à Saint-Marcel. Le tramway dut freiner brusquement et la jeune femme tomba, provoquant ainsi le travail… Robert naquit donc à Saint-Marcel.
Le petit garçon fut tout d’abord scolarisé à l’école Sainte-Marie, à Aubagne. Ses parents déménagèrent par la suite à Marseille où ils prirent une papeterie-dépôt de journaux et Robert poursuivit sa scolarité à Saint-Joseph, chez les Jésuites à Marseille.
Il acheva son parcours scolaire par un CAP de boucher-charcutier. Il n’exerça ce métier que très peu de temps puisqu’il partit à l’armée et à son retour, intégra les Marins-pompiers de Marseille.
En 1967, il fit, avec son père qui entre-temps avait repris l’atelier de Georges Isnard, la toute première Foire aux Santons, créée sous l’impulsion de Lucien Grimaud. De ce retour aux sources et de la collaboration avec son père, naquirent les santons pour les gâteaux des Rois qui connurent un essor national.
Au début des années 1970, Robert ouvrit un magasin de céramique, rue Frédéric Mistral puis, au fil des ans, élargit cette activité aux santons.
En 2007, il créa la Confrérie Nationale des Métiers de l’Art Santonnier.
La Médaille de la Société Académique des Arts, des Lettres et des Sciences qui vient de lui être attribuée est la reconnaissance de 45 années, passées au service des Arts de la Terre.
Il est d’ailleurs le seul Santonnier à avoir reçu cette distinction.
Ses plus grandes fiertés professionnelles ?
- la création des santons pour les gâteaux des Rois
- cette médaille
- et d’être et d’avoir été un autodidacte, qui a empli sa vie d’Argile.

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