Un accord sur l’échangeur de Belcodène

08/02/2012

Un engagement sérieux a été enfin pris pour la réalisation de l’échangeur de Belcodène  - dont le coût est de 17,9 millions d’euros - dans les conditions souhaitées par la Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, à savoir un engagement financier limité de sa part.

"Notre collectivité financera cet équipement à hauteur de 400 000 euros tandis que la Communauté d’agglomération du Pays d’Aix s’engagera pour un montant de 200 000 euros. Nous sommes heureux d’aboutir à cet accord car depuis plus de 20 ans, les maires et les élus du Pays d’Aubagne et de l’Etoile sont aux côtés des populations pour exiger le lancement des travaux de cet échangeur. C’est urgent et indispensable pour des raisons de sécurité", déclare Magali Giovannangeli, présidente de l’agglo du Pays d’Aubagne et de l’Etoile.
Cet accord est intervenu à l’issue d’une réunion, le 30 janvier en préfecture à Marseille, en présence du ministre des transports, Thierry Mariani. La présidente de l’agglo était représentée par le maire de Belcodène, Patrick Pin. Le maire de La Destrousse, Michel Lan, était également présent au nom du collectif des maires en faveur de l’échangeur de Belcodène.
"C’est une grande satisfaction car notre Communauté d’agglomération a su tenir bon face aux manœuvres, aux menaces et au chantage du député UMP Richard Maillé qui, ces derniers jours encore, exigeait que notre collectivité participe pour plus de 2 millions d’euros, oubliant, sciemment, de rappeler que la réalisation de cet échangeur incombe essentiellement à l’Etat et à la société privée Escota", ajoute Magali Giovannangeli qui se félicite "de voir l’Etat et la société Escota prendre, enfin, une partie de leurs responsabilités".
Lors de cette réunion, les élus du Pays d’Aubagne et de l’Etoile ont néanmoins regretté le désengagement continu de l’Etat vis-à-vis des collectivités et rappelé que c’était à Escota, entreprise bénéficiaire, de financer à 100% ce type d’équipement.
Les élus ont aussi dit au ministre qu’ils comptent sur l’engagement de l’Etat pour le cofinancement du tram-train sur la voie de Valdonne, un transport en commun en site propre qui offrira aux populations une véritable alternative à l’usage de la voiture. "Là est, à nos yeux, la priorité", ont-ils insisté.

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